mardi 28 mai 2013

La contraception orale n'intéresse plus les femmes

La contraception orale désigne un moyen contraceptif hormonal féminin se présentant sous la forme de comprimés à prendre quotidiennement et à heure fixe. Ces comprimés sont aussi connus sous le nom de pilules contraceptives ou pilules, tout simplement. Il faut savoir qu'il existe deux types de pilule contraceptive, la pilule combinée qui, comme son nom l'indique, contient deux dérivés de l'œstrogène et de la progestérone. Et la pilule progestative ne contenant que du progestatif.

Si l'on se base sur les chiffres, au début des années 2000, environ 60% des Françaises âgées de 20 à 44 ans adoptent la contraception orale. C'est en France notamment que la pilule est la plus prisée si ailleurs, c'est le stérilet qui prédomine, notamment en Chine. A titre de rappel, il faut toutefois savoir que l'usage de la pilule contraceptive, contrairement aux préservatifs, ne protège pas du tout contre les infections sexuellement transmissibles. Il est aussi à noter que la consommation de tabac est également fortement déconseillée en cas de prise de pilule.
Interférer le cycle menstruel naturel de la femme, telle est l'action de la pilule contraceptive. Elle apporte à l'organisme de la femme des hormones synthétiques lui empêchant d'être féconde. La sécrétion des hormones produites par l'hypophyse diminue alors, ce qui empêche la maturation de follicule au niveau de l'ovaire, ce qui par la suite a pour conséquence d'inhiber l'ovulation. La glaire cervicale est aussi modifiée, elle devient moins perméable aux spermatozoïdes. Quant à l'endomètre, celle-ci ne permet plus la nidation. En gros, la pilule contraceptive provoque donc une mise en veille des ovaires. Il est aussi à préciser que la pilule combinée permet aussi de traiter les kystes fonctionnels de l'ovaire...
Mais il faut en outre savoir que les contraceptifs oraux sont aussi formulées différemment, pouvant être monophasiques (quand tous les comprimés ont la même composition), biphasiques (avec deux compositions différentes des comprimés d'une même plaquette), triphasiques (trois compositions différentes) ou séquentielles (plus de trois compositions). Si certaines plaquettes sont constituées de 28 comprimés, d'autres n'en contiennent que 21 nécessitant alors 7 jours de pause entre chaque plaquette. Mais il faut surtout savoir distinguer les contraceptifs oraux combinés et les pilules progestatives. Ensuite, il faut aussi préciser qu'il existe 4 générations de pilules, au fur et à mesure de leur date de création et surtout, en fonction de leur composition.
  • Les pilules de première génération contiennent la norethisérone comme progestatif.
  • Les pilules de deuxième génération, mono, bi ou triphasiques, sont apparues en France dans les années 1980. Elles contiennent du norgestrel ou du levonorgestrel.
  • Les pilules de troisième génération, mono ou triphasiques, lancées dans sur le marché dans années 1990 poir limiter certains effets secondaires tels que le gonflement des seins, les nausées, les migraines, ou encore l'acné. Elles contiennent soit su désogestrel, soit du gestodène, soit du norgestimate.
  • Enfin, les pilules de quatrième génération, toutes monophasiques, composées de drospirénone comme progestatif. Citons à titre d'exemple les pilules Jasmine, Yaz, Jasminelle, Rimendia, ou encore, Convuline.

Alerte sanitaire sur les pilules de troisième et quatrième génération

Les pilules de troisième et quatrième génération augmentent les risques de thrombose veineuse. Une plainte contre une pilule de troisième génération a d'ailleurs été déposée en France en 2012 suite à un accident vasculaire cérébral (AVC). Pour ce qui le cas des pilules de quatrième génération, les plaintes seraient de 15 000 aux USA, des recours ont également été lancés au Canada, et des plaintes déposées par des particuliers ou des associations en Belgique, en Suisse, en Australie et en Allemagne.
Suite à cette alerte, les ventes de pilules de 3ème et 4ème génération ont alors diminué de 37% en France. Les Françaises sont en effet de plus en plus nombreuses à opter pour d'autres moyens contraceptifs, notamment le dispositif intra-utérin plus connu sous le nom de stérilet et dont la délivrance a augmenté de 42%. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, semble se réjouir de ce changement de comportement. Selon elle, les femmes se doivent de choisir le contraceptif le mieux adapté à leur situation, mais pas forcément la pilule. C'est justement parce que les pilules de 3ème et 4ème génération présentent un danger qu'elles ne sont plus remboursées par la Sécurité sociale.
Mais Birgitte Letombe, gynécologue à Lille, a voulu souligner qu'il est impossible de prévoir l'évolution du comportement des Françaises vis-à-vis de leur contraception. Le stérilet procure en effet beaucoup d'avantages, il peut durer de 4 à 10 ans, il n'est pas contraignant, il ne contient pas d'hormone (s'il est au cuivre), mais il ne faut pas non plus oublier que sa pose est associée à un risque exceptionnel de perforation et d'expulsion, qu'il peut troubler les règles en les rendant plus douloureuses et plus abondantes, ou encore, qu'il peut être source d'infection. Il est alors difficile d'écarter tout retour de balancier.
Comme mentionné plus haut, les deux dernières générations de pilules sont déremboursées. Pour bénéficier de remboursements corrects, quelle que soit la méthode contraceptive adoptée, il est alors indispensable de souscrire une complémentaire santé. Cette dernière ne couvre pas seulement tous les frais associés à la contraception, mais également tous les soins et actes médicaux prescrits par un médecin, même ceux hors-nomenclature.

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